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2021, année pour rien ?

2021, année pour rien ?

2021 sera une année blanche”, “ il ne faut pas se précipiter”. C’est l’aveu éloquent des adjoints pendant le débat d’orientation budgétaire. Après 12 ans à la tête de la ville, alors que les Gentilléens comme le monde entier traversent une crise sans précédent, est-ce bien sérieux ?

En réalité, la majorité porte un bilan qui lui empêche toute marge de manœuvre, mais elle l’assume, nous dit-on. La dette creusée années après années, les lâchetés sur la gestion et les choix hasardeux nous mettent collectivement face à une situation difficile. En 2021, la ville ne pourra investir que 1,4 million d’euros. C’est 3 fois moins qu’habituellement. Et pourtant il y a tant à faire !

Mais où est passé notre argent ? L’Etat, les banques ou même l’oncle Jamy seront sans doute mis en cause. C’est fuir un peu vite ses responsabilités pour une majorité au pouvoir depuis tant d’années.

Alors qu’elle a profité de la vente pour 10 millions d’euros de l’hôtel Cécilia, la majorité n’a pas engagé la modernisation du service public ou investi dans son patrimoine pour diminuer ses dépenses et améliorer le service rendu à la population.
Alors que la crise est là et qu’elle sera encore plus dure dans les prochains mois, les associations n’ont que des lieux vétustes pour recevoir ceux qui dépendent de l’aide alimentaire pour oublier la faim. Comme toutes les associations d’ailleurs.
Faute d’anticipation, la majorité revoit sous la contrainte ses politiques publiques et réduit ses effectifs, au pire moment. Alors que, face à la crise, les Gentilléens ont besoin de toutes les aides disponibles.
Pire, les investissements sont réduits au minimum vital : la mise au norme du stade Géo André, indispensable pour les associations sportives. Le reste sont des dépenses déjà prévues l’an dernier. Quid des masques pour nos enfants dans les écoles ? Les pistes cyclables promises sont envolées, la nature en ville oubliée ! Le maire et son équipe préfèrent bétonner et densifier.

Saluons quelques avancées durement acquises par l’opposition. La première est l’annonce d’une étude sur la vidéoprotection. C’est un signe positif tant la sécurité est une nécessité à Gentilly. Toutefois, pour que cela soit réussi, il faudra associer tout le monde dans une vraie concertation. L’osera-t-on ? Deuxième satisfaction, c’est la révision du PLU. Attendue, il faudra là aussi, associer, concerter, écouter. Ce qui a fait défaut jusqu’à présent.

Cependant, face à la crise, nous aurions aimé aller plus loin et voir les projets menés à terme. Inciter à la solidarité individuelle au moyen de chantiers citoyens ou d’offrir des denrées à la ficelle dans les commerces de Gentilly par exemple. Ou encore, associer les chefs d’entreprise pour qu’ils embauchent plus de Gentilléens. Préparer l’après crise avec un service public moderne et efficace. Bref, inventer, avec tous, le Gentilly de demain. Il viendra. Nous vous le souhaitons pour 2021.

Meilleurs vœux pour cette nouvelle année, de santé, de bonheur et de prospérité.

Par Benoît Crespin,
Président du groupe Bien Commun pour Gentilly

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Benoît CRESPIN

Au service de Gentilly depuis plus de 10 ans, Benoît Crespin est Conseiller municipal depuis 2014. Chef de fil de l’opposition entre 2014 et 2018 et président de Gentilly Entente jusque fin 2018.

En juin 2019, il a souhaité fonder Le Bien Commun pour Gentilly afin de réunir des Gentilléennes et des Gentilléens de tous horizons, soucieux du Bien Commun et désireux de mettre leur énergie et leurs talents au service de notre ville et de ses habitants, hors des partis politiques.

Habitant du quartier du Val de Bièvre, Benoît Crespin est marié et père de 3 enfants. Il dirige les équipes en France d’un leader européen du voyage en ligne.

Candidat à la mairie, il s’engage aujourd’hui pour servir tous les Gentilléens, notamment les plus modestes et changer vraiment Gentilly.

Bien commun pour Gentilly

Créons ensemble les conditions de l’UNIQUE choix alternatif pour Gentilly. Proposons une politique tournée vers le travail, le mérite mais aussi vers la solidarité pour toutes celles et ceux qui souffrent.

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