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Stop au greenwashing : la nature en ville et vite !

Stop au greenwashing : la nature en ville et vite !

Depuis plusieurs années maintenant, les habitants se mobilisent pour défendre leur cadre de vie et la nature en ville. C’était le square Kleynhoff avant-hier, l’Ilôt Paix-Reims hier, les projets de bétonisation dans toute la ville aujourd’hui. Et surtout à quand la reconquête d’espaces de pleine terre pour nos enfants ?

Face à ces enjeux, la facilité voudrait que l’opposition se félicite de la candidature de la ville au programme “Territoires engagés pour la nature en Ile-de-France” portée par l’Agence Régionale de la Biodiversité (ARB). C’est pourtant l’illustration parfaite du greenwashing [1] à l’œuvre à Gentilly.

A la manœuvre, un couple EELV/PCF qui utilise tous les prétextes pour permettre leur réélection malgré leur 47%. La nature en ville n’est juste qu’une belle vitrine pour attirer quelques suffrages.
C’est un peu fort, me direz vous. Voici la démarche présentée, sans aucune concertation avec les habitants, dans cette candidature et les axes prioritaires du projet gentilléen :

  • "découverte et mise en valeur de la Bièvre
  • travail relatif à la désimperméabilisation du cimetière, des cours d’écoles, de la place du centre culturel
  • développement des continuités, des corridors et trames vertes, bleues, noires
  • Sensibilisation et conduite d’actions éducatives, mobilisation des sciences participatives”

Si le premier projet peut être intéressant, il aurait mérité au moins un débat. Avec quel budget ? Quel avenir pour Maurice Baquet dans ce cas là ? Si sa vétusté avancée pose problème, il s’agit d’un des derniers lieux d’échanges des Gentilléens petits et grands le weekend. Quelle concertation pour éviter les inepties trop fréquentes ?

Face au délabrement des écoles, il y a sans doute plus prioritaire que les cours de récréation. Dans les dernières projections du nombre d’enfants concernant les effectifs à venir démontrent un besoin de près de 14 nouvelles salles de classes soit près de deux écoles. Alors que la ville peine à entretenir les bâtiments existants !

Les deux derniers axes sont un peu flous. Nous avons donc demandé d’inclure en toute lettre l’Îlot Paix Reims dans les espaces à préserver. Fin de non recevoir. Est-ce à dire qu’il y a déjà un projet prévu ? Nul ne sait !

En tous cas, les faits sont têtus : entre 2013 et 2021, ce sont près de 1700 logements qui ont été livrés, soit 30% de plus qu’entre 1968 et 2013 ! Dans le même temps, les espaces verts se sont raréfiés. Pire, d’ici 2026 ce sont déjà plus de 500 logements qui sont prévus et l’équivalent de deux tours de la Défense en bureaux qui vont être livrés.

Avec tout ce béton, autant dire que la “pause urbaine” est une farce et que la majorité EELV/PCF est surtout engagée dans la préservation de ses bonnes vieilles habitudes au détriment de la nature et du beau. Pourtant, il y a urgence pour le bien-être de tous les Gentilléens.

Par Benoît Crespin,
Président du groupe Bien Commun pour Gentilly

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Benoît CRESPIN

Au service de Gentilly depuis plus de 10 ans, Benoît Crespin est Conseiller municipal depuis 2014. Chef de fil de l’opposition entre 2014 et 2018 et président de Gentilly Entente jusque fin 2018.

En juin 2019, il a souhaité fonder Le Bien Commun pour Gentilly afin de réunir des Gentilléennes et des Gentilléens de tous horizons, soucieux du Bien Commun et désireux de mettre leur énergie et leurs talents au service de notre ville et de ses habitants, hors des partis politiques.

Habitant du quartier du Val de Bièvre, Benoît Crespin est marié et père de 3 enfants. Il dirige les équipes en France d’un leader européen du voyage en ligne.

Candidat à la mairie, il s’engage aujourd’hui pour servir tous les Gentilléens, notamment les plus modestes et changer vraiment Gentilly.

Bien commun pour Gentilly

Créons ensemble les conditions de l’UNIQUE choix alternatif pour Gentilly. Proposons une politique tournée vers le travail, le mérite mais aussi vers la solidarité pour toutes celles et ceux qui souffrent.

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